Créer un skill Hermes Agent personnalisé : le guide pas à pas
Qu’est-ce qu’un skill Hermes Agent
Un skill Hermes Agent, c’est un fichier texte qui dit à l’agent comment faire une tâche précise. Pas de code, pas de configuration complexe : un simple fichier markdown dans ~/.hermes/skills/ suffit.
Au lieu de répéter les mêmes instructions à chaque session (« fais un résumé », « garde un ton direct », « vérifie les sources »), tu écris tout une fois pour toutes. L’agent charge le skill et applique les règles automatiquement.
Exemple concret : un skill de relecture éditoriale. Tu lui donnes le fichier une fois, et il sait quel ton utiliser, quelle longueur respecter, quels éléments vérifier avant de proposer un draft. Plus besoin de tout réexpliquer.
Le vrai sujet n’est pas d’ajouter un agent de plus.
Si tu veux construire un système d’agents utile, il te faut surtout une structure claire, de bons arbitrages et des retours terrain. C’est exactement ce qu’on partage dans Kavyro.
Tu arrives avec ton sujet, tu repars avec plus de clarté.
Structure d’un fichier SKILL.md
Un fichier SKILL.md bien construit contient cinq parties obligatoires, dans cet ordre :
- Métadonnées : nom du skill, objectif, outils ou modèles utilisés.
- Rôle durable : une phrase qui résume ce que le skill accomplit, sans ambiguïté.
- Attitude : comment l’agent doit se comporter (direct, technique, concis).
- Autonomie bornée : ce que l’agent peut faire seul, et ce qui nécessite une validation humaine.
- Règles et étapes : les instructions détaillées, organisées en sections logiques.
Pour un skill de relecture, le squelette minimal tient en trois blocs lisibles.
Ce squelette suffit pour démarrer. Tu peux l’épaissir au fil des usages, mais évite de transformer le skill en manuel de 40 pages.
Rédiger les règles du skill
Les règles sont le cœur du skill. Trois critères pour les rendre efficaces :
- Spécifiques : pas « sois efficace », mais « utilise des phrases de maximum 20 mots ».
- Actionnables : chaque règle mène à une action claire. « Si le texte dépasse 500 mots, propose un découpage. »
- Vérifiables : l’agent doit pouvoir dire si la règle est respectée ou non. « Vérifie que chaque paragraphe commence par une idée forte » est vérifiable. « Écris un texte agréable » ne l’est pas.
Un bon test : demande-toi si un humain pourrait suivre la règle sans poser de question. Si c’est flou, reformule.
Ajouter le contexte et les contraintes
Le contexte explique pourquoi l’agent fait les choses. Sans contexte, il applique les règles en aveugle et peut produire un résultat inadapté. Par exemple : « Ce skill est utilisé pour des articles de blog destinés à des solopreneurs, pas à des grandes entreprises. » Ou encore : « Les textes doivent être compatibles avec un ton direct et anti-marketing. »
Les contraintes sont les limites à ne pas franchir. Elles évitent les dérives : ne jamais inventer de métriques, de témoignages ou de promesses non sourcées. Ne pas utiliser de jargon technique sans l’expliquer. Respecter la voix Kavyro : pas de formulations corporate, pas de conclusions molles.
Plus le contexte est précis, moins tu auras de surprises. C’est ce qui sépare un skill fiable d’un prompt qui part en travers.
Tester son skill avant de le déployer
Un skill non testé, c’est un pari. Voici comment le valider en trois passes :
- Test unitaire : donne une tâche simple qui couvre une seule règle. « Relis ce paragraphe de 50 mots et signale les phrases trop longues. »
- Test d’intégration : enchaîne plusieurs règles. « Relis cet article de 800 mots, vérifie la structure, les fautes, et propose des corrections. »
- Test de limite : pousse le skill dans ses retranchements. « Voici un texte de 2000 mots avec des fautes partout. Comment réagis-tu ? »
Note les erreurs, ajuste le fichier, recommence. Un skill bien testé te fera gagner des heures sur le long terme.
Piège fréquent : tester uniquement le cas parfait. Un skill qui fonctionne sur un texte de 200 mots peut planter sur un article de 2000 mots. Teste aussi les cas tordus.
Bonnes pratiques : réutilisable, pas sur-mesure
Un skill efficace n’est pas un prompt à usage unique. Pour qu’il serve plusieurs fois, évite les références temporaires : pas de « la réunion de lundi » ou « le projet en cours ». Utilise des termes génériques comme « le brief » ou « le document ». Décris les entrées et sorties : précise le format d’entrée (email, article, thread X) et ce que l’agent doit rendre (draft, corrections, résumé). Documente les exceptions : si certaines situations nécessitent une validation humaine, écris-le clairement.
Un skill bien conçu peut servir pour plusieurs projets, voire être partagé. C’est l’inverse du prompt sur-mesure qu’on jette après usage. Pour aller plus loin sur cette distinction, lis prompt réutilisable ou skill Hermes.
Du skill au worker : le passage en production
Une fois le skill testé, deux options s’offrent à toi. En local : place le fichier dans ~/.hermes/skills/ et appelle-le avec skill_view(name='mon-skill'). En worker : le skill tourne en arrière-plan et traite des tâches sans intervention humaine. Par exemple, un worker qui relit automatiquement tous les emails avant envoi.
Pour passer en worker, ajoute une section Déclencheurs dans le fichier SKILL.md. Elle explique quand le skill s’active : « à chaque nouveau fichier dans ~/emails/drafts/« . Ensuite, configure un cron job ou un webhook pour lancer le worker au bon moment.
Attention : un worker mal configuré peut causer des boucles infinies. Teste toujours en local avant de le déployer en production. Si tu débutes, commence par les skills locaux et ne passe en worker que quand le besoin est clair. La méthode pour bien cadrer un agent avant de le lancer est expliquée dans comment briefer un agent IA sans lui écrire un roman.
Créer un skill Hermes Agent, c’est écrire une recette que l’agent peut suivre tout seul. Plus les instructions sont précises, meilleur est le résultat. Pas de code, pas de magie : juste des règles claires et un fichier bien rangé.
Si tu veux voir des exemples de skills prêts à l’emploi, explore la méthode des skills réutilisables. Et si tu préfères commencer par un cas concret, écris ton premier fichier SKILL.md dès aujourd’hui : prends une tâche que tu répètes chaque semaine et transforme-la en skill.